La disparition brutale du père Vivien Dakloumégan, survenue dans la nuit du 19 octobre 2026, plonge de nombreux fidèles et proches dans une profonde émotion.
Dans un hommage empreint de douleur, de tendresse et de réflexion, le professeur Roger Folikoué, philosophe et universitaire togolais, salue la mémoire d’un prêtre hors du commun, qui avait fait de l’humour, du sourire et de la proximité avec les plus humbles de véritables instruments d’évangélisation. Évoquant saint Philippe Néri, connu comme le saint de la joie, il établit un parallèle saisissant avec celui qu’il présente comme un pasteur accessible, un bon Samaritain et un témoin vivant de l’amour et de la miséricorde de Dieu.
Entre souvenirs partagés, témoignages venus de divers horizons et paroles d’une chanson chargée de sens, cet hommage bouleversant rappelle qu’au-delà de la mort, certaines présences continuent d’éclairer les cœurs. Le père Vivien s’en est allé, mais la lumière qu’il a semée demeure.
Lire l’intégralité de l’hommage du professeur Roger Folikoue à l’endroit du père Vivien Dakloumégan
PÈRE VIVIEN DAKLOUMÉGAN (1975- 2026) : LE SAINT PHILIPPE NÉRI (1515-1595) DU QUOTIDIEN DES HOMMES ET FEMMES DE NOTRE TEMPS
Dans la nuit du 19 octobre 2026 un cri a retenti et les ondes se sont propagées à grande vitesse dans l’espace.
D’Anyron , un cri est parti. Il a créé une stupéfaction et un profond étonnement et il s’est transformé en un silence lourd et pesant devant le mystère de la mort.
Dans les ténèbres de la nuit, à cause des coupures de courant, le cri a traversé des espaces : ainsi d’Anyron à l’archevêché de Lomé, puis, par un communiqué de Mgr Isaac GAGLO, il s’est répandu et il m’est parvenu de Glitto, par Eric YAFORGMAN, de Ségbe par Célestine MÉRAT, d’Hédzranawoe par le père René TÉTÉGAN, des États- Unis par Irène, de Lomé en provenance du journaliste Marc GNAZOU et de Christian, un technicien de Lumen TV etc.
Et prenant mon téléphone, j’ai pu constater que les réseaux sociaux ont diffusé l’ information du décès de celui qui les a utilisés comme un de ses moyens d’évangélisation.
L’émoi est grand mais tous et toutes reconnaissent en ce prêtre un proche, un bon pasteur et surtout un bon samaritain.
D’ Allemagne, le père Julien KITA m’a demandé est-ce vrai la mort de ce prêtre qui fait la comédie? Un prêtre qui fait rire et qui a fait du rire et de l’ humour l’ habit sur lequel il met son étole de prêtre.
On connaît les prêtres chanteurs, les prêtres avec différents talents mais un prêtre humoriste qui fait du rire non seulement un médicament mais un outil d’évangélisation allant jusqu’à inviter a « prendre une bière fraîche » pour dédramatiser un peu la vie de misère dans laquelle nous vivons, il faut être un Vivien , un barbu grand de taille mais très proche par le coeur et les mots sans artifices.
Tous et toutes nous sommes resté(e)s impuissants et impuissantes devant l’information du décès du père Vivien
On a surnommé Philippe NÉRI, le « Saint de la joie » car il a marqué l’ histoire de l’Église par son humour , sa méthode d’ évangélisation axée sur la bienveillance et la bonne humeur.
Le père Vivien DAKLOUMÉGAN ne serait-il pas le Philippe NÉRI pour notre pays et notre temps?
J’ai vu des vidéos sur les réseaux et il n’y a pas de doute que la comparaison peut être faite.
Père Vivien, tu m’as permis de connaître Gilberto cet homme de Tik Tok qui a fait un témoignage sur toi
Ma sœur Pascaline, depuis Grenoble, m’ a parlé de toi car elle a gardé de bons souvenirs de toi à Amadahome, paroisse où elle allait prier quand elle était en vacances au Togo.
En regardant toutes les différentes vidéos, j’ai fredonné un chant de Jean-Claude GIANADDA qui résume la situation. Ce chant a traversé mon esprit quand, au début d’ après midi, Charbel GBODJOASSOU, un étudiant combonien à l’Institut Don Bosco, m’a demandé : Monsieur n’allez-vous rien écrire sur le père Vivien, perdu tragiquement hier ?
A la place de discours philosophique et théologique sur la mort, c’est le chant d’un artiste qui m’est venu pour le père Vivien qui sait que l’art touche toutes les dimensions de l’être humain. Voici les paroles du chant :
1.- Tu es parti en emportant une part essentielle de moi-même.
Que vais-je faire maintenant de nos projets de nos « je t’aime ».
Et tu me vois, perdu, errant, là au milieu des chrysanthèmes.
Tu es parti en emportant une part essentielle de moi-même.
Refrain :
Il y aura toujours une lampe qui brille.
Il y aura toujours une lampe allumée.
2.- Tu es parti en emportant l’essentiel de mon existence.
Que vais-je faire maintenant de ces journées sans importance.
Je n’ai plus rien que seulement UNE PRÉSENCE DANS L’ABSENCE.
Tu es parti en important l’essentiel de mon existence.
3.- Tu es parti en me laissant bien plus qu’une immense blessure.
Que vais-je faire maintenant de toutes ces journées si dures
Mais tu me pousses, je le sens à inventer ma vie future.
Pour aller encore de l’avant, Je ferai de mon mieux, je te l’assure.
Refrain :
Il y aura toujours une lampe qui brille.Il y aura toujours une lampe allumée …
Donnons-nous rendez-vous, là-bas sur « l’autre rive ».
En gardant, jusqu’au bout, cette lampe allumée…
Père Vivien DAKLOUMÉGAN, une présence dans l’absence, voilà ce qui pourrait résumer la situation actuelle où tu as changé de dimension de façon brusque sans aucun avertissement.
Père Vivien, tu as été, parmi nous sur cette terre, une fenêtre sur le Dieu- Amour – Miséricorde.
Merci.
Roger la Joie de la Croix FOLIKOUE





