Quinze ans après la mort de Mouammar Kadhafi, le Mouvement Martin Luther King (MMLK), dirigé par le pasteur Edoh Komi, interpelle l’Union africaine (UA) sur ce qu’il considère comme un manque de reconnaissance envers l’ancien dirigeant libyen et son engagement en faveur de l’unité africaine.
Dans une déclaration rendue publique le 20 octobre 2026 à Lomé, l’organisation togolaise exprime son indignation face à l’absence, selon elle, d’un hommage officiel de l’institution continentale à l’occasion de cet anniversaire. Elle estime que la contribution de l’ancien dirigeant libyen aux initiatives panafricaines mérite une reconnaissance à la hauteur de son rôle dans les débats sur l’intégration du continent.
Pour le MMLK, la mémoire de Mouammar Kadhafi reste étroitement liée au projet d’unification politique et économique de l’Afrique. Le mouvement évoque notamment son soutien à l’intégration continentale et son ambition de voir émerger des États-Unis d’Afrique. Il regrette que cet héritage ne fasse pas, à ses yeux, l’objet d’une attention suffisante de la part des dirigeants africains.
Cinq recommandations adressées à l’Union africaine
Face à cette situation, le mouvement formule cinq principales recommandations à l’endroit de l’Union africaine. Il demande d’abord que le siège de l’institution à Addis-Abeba soit rebaptisé au nom de Mouammar Kadhafi. Il propose également l’instauration d’une minute de silence panafricaine chaque 20 octobre à 12 h 30, ainsi que l’intégration de la vie et de l’œuvre de l’ancien dirigeant libyen dans les programmes scolaires africains.
Le MMLK appelle par ailleurs à relancer les réflexions sur les États-Unis d’Afrique et sur le projet de monnaie unique continentale, auquel Kadhafi était associé. Enfin, il préconise la création d’un Jardin de la mémoire africaine au siège de l’UA, avec une statue de l’ancien dirigeant libyen aux côtés de figures historiques du panafricanisme, notamment Kwame Nkrumah, Thomas Sankara et Patrice Lumumba.
Un appel à préserver la mémoire panafricaine
À travers cette déclaration, le MMLK entend remettre au centre du débat la place de Mouammar Kadhafi dans l’histoire politique africaine et les ambitions d’intégration du continent. Le mouvement invite ainsi l’Union africaine à accorder une attention particulière à cet héritage et à ouvrir une réflexion sur les symboles de la mémoire collective africaine.
Signée par le pasteur Edoh Komi, président du MMLK, la déclaration s’inscrit dans une démarche de plaidoyer en faveur de la reconnaissance des figures ayant marqué les projets d’unité africaine.





