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Togo : une magistrate poursuivie pour escroquerie devant la Cour suprême

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La magistrate togolaise Zeynatou Yaya a comparu le jeudi 15 octobre 2026 devant la Cour suprême dans une affaire d’escroquerie présumée. Cette audience, ouverte peu après la cérémonie officielle de rentrée judiciaire, suscite un intérêt particulier au sein de l’institution judiciaire, en raison du statut de la prévenue et de la nature des faits évoqués.

Au-delà du cas individuel, cette procédure remet au centre du débat les questions d’éthique, de responsabilité et de contrôle au sein de la magistrature. Elle est d’autant plus suivie qu’elle intervient dans un contexte où le fonctionnement de la justice togolaise fait régulièrement l’objet de critiques concernant, entre autres, les lenteurs judiciaires et les soupçons de pratiques irrégulières.

L’attention porte désormais sur le déroulement des débats, le respect des droits de la défense et l’issue de la procédure. Pour de nombreux observateurs, ce dossier constitue un test important quant à la capacité de l’institution judiciaire à appliquer ses règles sans distinction de statut.

Alors que l’affaire suit son cours, le respect de la présomption d’innocence demeure essentiel. La décision de la Cour suprême sera particulièrement attendue, tant pour ses implications dans ce dossier que pour le regard qu’elle pourrait porter sur les mécanismes de responsabilité au sein de la justice togolaise.

Rappel des faits

Zeynatou Yaya, juge en exercice au tribunal de première instance de Lomé, est au cœur d’une affaire judiciaire peu ordinaire au Togo. La magistrate est poursuivie devant la Cour suprême pour des faits présumés de corruption, d’escroquerie et de détournement de fonds. Le montant de 115 millions de FCFA est notamment évoqué dans cette procédure.

Selon plusieurs médias togolais, cette affaire revêt un caractère inédit dans l’histoire judiciaire du pays, puisqu’elle concerne une magistrate en fonction appelée à comparaître devant la plus haute juridiction nationale. Initialement annoncée pour le 27 août 2026, l’audience avait été renvoyée avant de s’ouvrir finalement le jeudi 15 octobre 2026.

Cette procédure suscite une attention particulière en raison de la qualité de la personne poursuivie et des faits qui lui sont reprochés. Il convient toutefois de rappeler que les accusations portées contre la magistrate restent soumises à l’appréciation de la justice et que la présomption d’innocence demeure applicable tant qu’une décision définitive n’a pas établi sa culpabilité.

À suivre…

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