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Sécurité routière au Togo : le cauchemar se poursuit, 31 morts en un mois

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Le bilan de septembre 2026 est alarmant. Entre ignorance du Code de la route, imprudence et inattention au volant ou au guidon, les comportements à risque continuent de transformer les routes togolaises en lieux de drames.

Le cauchemar se poursuit sur les routes togolaises. En septembre 2026, le pays a enregistré 439 accidents de la circulation, 31 décès et 715 blessés. Des chiffres qui rappellent, une fois encore, le lourd tribut payé à l’insécurité routière et l’urgence d’un changement de comportement chez les usagers.

Rendu public le 8 octobre par la Division de la sécurité routière (DSR), ce bilan met en lumière des pratiques dangereuses qui persistent malgré les nombreuses sensibilisations. À l’occasion de la quatorzième séance pédagogique de la DSR, son responsable, le commissaire divisionnaire Dr Tassa Agba, a appelé les usagers à davantage de responsabilité.

Au cœur du problème figurent notamment certains conducteurs qui prennent la route sans maîtriser suffisamment le Code de la route, auxquels s’ajoutent les excès de vitesse, les surcharges et le non-respect des règles élémentaires de prudence. Mais au-delà de l’ignorance, l’inattention constitue également un danger majeur : certains usagers circulent avec l’esprit ailleurs, distraits ou peu attentifs à leur environnement, sans mesurer les conséquences que peut avoir une seconde d’imprudence.

Les motocyclistes sont particulièrement concernés. Selon les données de la DSR, les usagers des deux-roues sont impliqués dans plus de 67 % des accidents recensés. Le non-port du casque, le transport de plusieurs personnes sur une même moto, parfois avec des enfants, ainsi que la fatigue liée aux longues heures de conduite aggravent les risques. À cela s’ajoutent certains conducteurs de tricycles qui transportent des marchandises au-delà des dimensions réglementaires.

Les piétons, eux aussi, paient un lourd tribut. Bien qu’ils ne représentent que 2 % des accidents enregistrés, ils comptent pour 39 % des décès. Une situation qui souligne leur extrême vulnérabilité, notamment lorsqu’ils traversent sans vérifier la circulation ou marchent sur la chaussée alors que des trottoirs sont disponibles. La nuit, le manque de visibilité augmente encore les risques.

Face à cette réalité, le constat est sans appel : les campagnes de sensibilisation ne suffiront pas tant que certains continueront à banaliser les règles de sécurité. L’ignorance, l’imprudence et le manque de concentration restent des facteurs évitables qui coûtent des vies.

Le cauchemar ne prendra fin que lorsque chaque usager comprendra que la route n’est ni un terrain de jeu ni un espace où l’on peut se permettre d’avoir la tête ailleurs. Respecter le Code de la route, porter un casque, éviter les surcharges, rester attentif et protéger les piétons ne relèvent pas d’un simple choix : ce sont des responsabilités essentielles.

Derrière les statistiques, il y a des vies brisées, des familles endeuillées et des blessés qui doivent parfois vivre longtemps avec les conséquences d’un accident. Sur les routes togolaises, l’urgence n’est donc plus seulement de sensibiliser, mais de faire comprendre à chacun que la moindre négligence peut être la dernière.

Le défenseur

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