En déplacement à Xiamen, en Chine, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a présenté les ambitions du Togo en matière d’économie bleue et de sécurité maritime. Le 11 octobre 2026, il a défendu une stratégie axée sur trois priorités : renforcer la sécurité dans le golfe de Guinée, accroître les retombées économiques des activités portuaires et développer les compétences scientifiques et technologiques.
Le chef de l’exécutif togolais entend faire du port de Lomé un véritable moteur de croissance. Au-delà du transit et du transbordement des marchandises, le pays veut davantage miser sur la transformation locale, l’industrialisation, la création d’emplois et le développement des entreprises nationales. « Ce que nous voulons, ce n’est pas d’augmenter le trafic, mais de capter plus de valeur », a-t-il affirmé.
Pour concrétiser cette ambition, le Togo compte s’inspirer de l’expérience chinoise en matière d’intégration entre infrastructures portuaires, zones industrielles et activités productives. Le renforcement de la coopération avec Pékin constitue ainsi un levier pour mieux valoriser les atouts logistiques du pays.
La sécurité maritime figure également parmi les priorités. Lomé entend poursuivre ses efforts régionaux contre les trafics illicites et les menaces pesant sur la navigation dans le golfe de Guinée, avec l’appui potentiel de partenaires internationaux, dont la Chine.
Enfin, le Togo souhaite renforcer la recherche marine, la formation de spécialistes et le transfert de technologies. À travers ces trois axes, Faure Gnassingbé défend une approche visant à faire de la position stratégique du port de Lomé un instrument de développement économique durable.





