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Togo : Faure Gnassingbé critiqué, Gilbert Bawara contre-attaque

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Face aux critiques de l’opposition sur les priorités du pouvoir, Gilbert Bawara défend l’engagement international de Faure Gnassingbé et met en avant les cadres de dialogue politique au Togo.

Interpellé à l’Assemblée nationale le 10 octobre 2026, le ministre des Relations avec le Parlement, Gilbert Bawara, a répondu aux critiques de l’opposition concernant l’action de Faure Gnassingbé, notamment son implication dans les médiations internationales, alors que plusieurs acteurs dénoncent la persistance des blocages politiques au Togo.

Au cœur des échanges, une question : le chef de l’exécutif accorde-t-il trop d’attention aux crises extérieures, notamment dans la région des Grands Lacs, au détriment des préoccupations nationales ? Pour le ministre, l’engagement diplomatique du dirigeant togolais est reconnu dans la sous-région et à l’échelle continentale.

Pour défendre le bilan du pouvoir, Gilbert Bawara a également évoqué les mécanismes de concertation politique, en particulier le Cadre permanent de concertation (CPC). Selon lui, ces espaces offrent aux acteurs politiques des possibilités de dialogue, dont les travaux se poursuivent.

Le ministre a toutefois relevé ce qu’il considère comme un paradoxe : certains responsables qui dénoncent l’absence d’avancées politiques choisiraient de ne pas participer à ces cadres de discussion. Une réponse qui renvoie l’opposition à sa propre responsabilité dans la recherche de solutions.

Tout en reconnaissant le droit de l’opposition et de la société civile à exprimer leurs désaccords, Gilbert Bawara a estimé que certaines critiques relèvent davantage de la polémique que d’une volonté de faire progresser le débat.

Il a par ailleurs assuré que Faure Gnassingbé serait disposé à contribuer au règlement d’un différend national si les parties concernées sollicitaient son intervention. Cette ouverture reste néanmoins liée à la volonté des protagonistes de s’engager dans une démarche de dialogue.

Reconnaissant qu’« aucune œuvre humaine n’est parfaite », le ministre a conclu sur la nécessité d’une responsabilité partagée. Pour lui, la réussite du dialogue politique dépend de la disposition de chaque camp à faire sa part de chemin vers un compromis.

À travers cette intervention, Gilbert Bawara, figure connue de la défense du pouvoir, a ainsi réaffirmé la position de l’exécutif face aux critiques, en privilégiant les mécanismes de concertation comme voie de résolution des différends politiques.

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