À un mois des élections municipales du 4 novembre, l’Afrique du Sud fait face à un climat politique particulièrement tendu. Selon un rapport de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), 43 personnes ont été tuées dans 45 attaques présumées liées à la politique entre janvier et septembre 2026.
Ce bilan, déjà supérieur à celui enregistré sur une année entière depuis le début du suivi en 2015, concerne principalement des responsables politiques, élus locaux, militants civiques et représentants traditionnels. L’ANC compte 13 victimes, contre 8 pour le MK Party, dirigé par l’ancien président Jacob Zuma.
Le KwaZulu-Natal concentre la majorité des violences, devant le Gauteng, avec 10 incidents recensés. Le scrutin municipal représente un enjeu majeur pour l’ANC, au pouvoir depuis 1994 mais fragilisé après avoir perdu sa majorité parlementaire en 2024.
La GI-TOC redoute une aggravation des tensions à l’approche du vote, alors que la bataille pour le contrôle des collectivités locales pourrait également préfigurer les rapports de force des élections nationales de 2029.





