En Guinée-Bissau, le retour au pays de l’ancien président Umaro Sissoco Embaló est désormais interdit par la junte militaire. Exilé au Maroc, l’ex-chef de l’État avait annoncé son intention de regagner Bissau et de participer à la présidentielle du 6 décembre.
Le haut commandement militaire invoque des raisons de sécurité nationale et estime que les conditions ne sont pas réunies pour garantir son retour sans risque pour l’ordre public et la stabilité du pays. Cette décision intervient alors que des partisans d’Embaló avaient annoncé son arrivée pour dimanche.
Malgré cette tension, la junte maintient le calendrier électoral prévu pour décembre, censé ouvrir la voie au retour à un régime civil. Elle conserve toutefois les restrictions sur les manifestations et rassemblements politiques.
Cette nouvelle crise ravive les inquiétudes dans un pays régulièrement confronté aux coups d’État et à l’instabilité politique. En novembre 2025, l’armée avait déjà renversé Embaló quelques jours après la présidentielle, suspendant le processus électoral.





