Réuni le 1er septembre 2026 à Bichkek, au Kirghizistan, à l’occasion du 26ᵉ sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), le Togo a défendu une vision plus équilibrée de la gouvernance mondiale. Représenté par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le pays a porté la voix de l’Afrique dans les débats sur la recomposition de l’ordre international.
Face à l’émergence de nouveaux pôles de puissance, le dirigeant togolais a appelé à une multipolarité « lucide », estimant qu’elle doit offrir davantage de choix aux pays africains sans accentuer les rivalités ni les divisions. Il y voit notamment une occasion pour le continent de diversifier ses partenariats, de réduire certaines dépendances et de défendre plus efficacement ses propres priorités.
Faure Gnassingbé a également plaidé pour une réforme du système multilatéral et des Nations unies. Selon lui, l’ONU demeure indispensable, mais doit évoluer pour mieux refléter les réalités actuelles. Il a notamment insisté sur la nécessité d’une représentation plus équitable de l’Afrique dans les instances internationales et d’un rapprochement accru entre l’ONU, l’Union africaine et les organisations régionales.
Au-delà de la représentation politique, le Président du Conseil a mis l’accent sur l’autonomie économique du Sud. Pour lui, un ordre mondial plus juste passe aussi par la capacité des pays africains à financer leur développement, transformer leurs ressources sur place et créer davantage de valeur.
À travers cette participation au sommet de l’OCS, le Togo réaffirme ainsi sa volonté de promouvoir une diplomatie d’ouverture et de contribuer à l’émergence d’un ordre international plus équilibré, dans lequel l’Afrique entend jouer un rôle stratégique accru.






