Réunis à Accra, au Ghana, des dirigeants africains et caribéens ont appelé les anciennes puissances impliquées dans la traite transatlantique des esclaves à présenter des excuses « complètes, officielles et inconditionnelles » et à engager un processus de réparations pour les crimes commis contre des millions d’Africains.
Cette déclaration, adoptée lors de la conférence « Next Steps », intervient après la résolution historique de l’ONU de mars 2026 qualifiant la traite négrière de « crime le plus grave contre l’humanité ». Bien que non contraignante, cette résolution renforce la légitimité des revendications en faveur d’une justice réparatrice.
Les participants souhaitent désormais passer de la reconnaissance historique à des actions concrètes, notamment des indemnisations fondées sur le droit international. Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a estimé que cette résolution ouvrait une nouvelle étape pour les réparations, soulignant que les séquelles de l’esclavage continuent d’affecter l’Afrique, les Caraïbes et la diaspora africaine.
Entre le XVIᵉ et le XIXᵉ siècle, près de 12 millions d’Africains ont été déportés et réduits en esclavage. Les défenseurs des réparations plaident pour des compensations financières, des investissements en faveur du développement des pays concernés ainsi que la restitution des richesses exploitées durant la colonisation. Toutefois, le sujet demeure controversé dans plusieurs pays occidentaux, où les opinions restent largement partagées.
Cliquez-ici pour nous rejoindre sur notre chaîne WhatsApp





