Les autorités militaires du Burkina Faso ont suspendu pour trois mois l’Union générale des étudiants du Burkina (Ugeb), principal syndicat étudiant du pays, accusé d’« apologie du terrorisme ».
Cette décision intervient après les critiques du syndicat contre les atteintes aux libertés et l’incapacité de la junte à rétablir la sécurité face aux violences djihadistes.
Selon l’Ugeb, une dizaine d’étudiants, dont son président Wilfried Bazo, ont été arrêtés à Ouagadougou par des hommes armés en civil. Cette nouvelle mesure illustre le durcissement du régime du capitaine Ibrahim Traoré contre les organisations indépendantes et les voix dissidentes.





