Dans une longue lettre rédigée depuis sa cellule en Afrique du Sud, Kemi Seba dénonce ce qu’il qualifie de « machination néocoloniale » orchestrée contre lui par les autorités françaises, béninoises et certains membres des services de renseignement sud-africains. Le président de l’ONG Urgences Panafricanistes affirme être victime d’un complot visant à réduire au silence son combat politique.
Dans ce document au ton offensif, l’activiste rejette catégoriquement les accusations portées contre lui, notamment celles évoquant un projet d’attentat en Europe et des faits présumés de blanchiment de capitaux. Il décrit son arrestation comme le résultat d’une opération montée de toutes pièces après une tentative d’exfiltration vers le Zimbabwe, avec l’appui de contacts russes et de militants sud-africains.
Kemi Seba accuse également le gouvernement béninois du président Patrice Talon d’avoir fabriqué un mandat d’arrêt international pour justifier son maintien en détention. Selon lui, cette affaire s’inscrit dans une stratégie plus large visant à neutraliser les voix critiques du régime béninois et de l’influence française en Afrique.
Le militant panafricaniste évoque aussi la situation de ses proches, affirmant que plusieurs membres de sa famille seraient soumis à des restrictions et à des pressions au Bénin. Malgré son incarcération, il assure rester « plus déterminé que jamais » à poursuivre son combat pour « la souveraineté africaine ».
Concluant sa lettre sur un ton de défi, Kemi Seba affirme que cette épreuve « renforcera la résistance africaine » et appelle ses partisans à poursuivre la mobilisation politique et citoyenne.
Le défenseur





