LE PÈLERINAGE DU 1 MAI 2026 : HONNEUR AUX MISSIONNAIRES COMBONIENS
Poussé par une motion intérieure, j’ai décidé, ce matin, d’aller à la découverte d’un secteur pastoral que je ne connaissais pas.
Sur les indications des pères Arnaud Guidiga et Eugène Ahadji à qui j’ai demandé de me tracer la route pour aller à Kohé, j’ ai quitté Agoe Anomé.
A l’ entrée de la paroisse à Kohé, je suis accueilli par Notre Dame de la Médaille Miraculeuse.
J’ai immédiatement pensé à la Rue du Bac à Paris.
A Kohé, j’ai trouvé une paroisse propre avec une belle allée de fleurs. C’est une sorte de procession silencieuse et permanente conduisant directement à l’autel en passant par l’entrée principale de l’église.
En ce 1 mai où Jésus-Hostie était exposé, j’ai eu le sentiment d’ avoir vu des offrandes transportées par les fleurs constituées en allées et déposées devant le Saint Sacrement.
J’ai été aussi frappé par la belle grotte mariale. Félicitations à la communauté paroissiale avec son curé.
A Kohé, j’ai rencontré le secrétaire de la paroisse puis le père Célestin Eklo, missionnaire combonien, qui a été un de mes étudiants à l’Institut salésien Don Bosco. Quelle immense joie surtout que c’est lui qui m’a dit: Monsieur vous m’avez eu comme étudiant à Don Bosco.
Le père Célestin m’ a fait comprendre que Kléme n’est pas loin. Alors Kléme a été ma deuxième station.
A Kléme, j’ai vu une église en construction. J’ ai été accueilli à l’entrée de la Quasi paroisse par le sourire et la disponibilité de deux dames.
En voyant l’edifice j’ai dit bravo aux habitants de Kléme pour leurs sacrifices.
Mais j’ai aussi dit bravo aux missionnaires comboniens qui avaient la charge de tous ces lieux avant comme des stations secondaires.
Si à Kohé c’était Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, à Kléme c’est le Cœur Sacré de Jésus.
Le père Célestin m’a dit aussi que Gbomamé nest pas très loin alors je me suis dit pourquoi pas d’autant plus qu’ à Gbomamé il y a le père Arnaud comme vicaire et le père Patrice Sossou que je connais bien aussi.
Gbomamé a ainsi été la troisième et dernière station de mon pèlerinage.
Après avoir traversé les rues et les ruelles, j’arrive devant une clôture avec une inscription et une belle représentation de Marie, Notre Dame du Carmel.
J’ ai compris que je suis enfin arrivé. J’ai été interpellé par Notre Dame du Carmel. J’ai pensé qu’il ne s’agit pas de construire un carmel retiré du monde mais au contraire au milieu des habitations de nos contemporains.
Avoir une oasis dans le désert quotidien des hommes et des femmes, n’est- ce pas un des signes pour notre temps?
J’ai pensé à la sœur togolaise Noélie de la Communauté des moines et moniales au cœur de la ville mais aussi aux Carmes déchaux et en particulier aux pères Victor Adjoguidji et Luc Senou.
Et quand je suis arrivé, je trouve le père Arnaud.C’est comme s’il m’attendait alors qu’il ne savait pas que j’allais venir.
Et si la communion était aussi connue et vécue comme un de nos moyens de communication !
Père Arnaud, merci car nous étions en phase.
Il m’ a conduit au presbytère pour rencontrer mon frère Patrice Sossou, curé de la paroisse.
Au presbytère, j’ai entendu un cri de joie. C’était Victor, un de mes étudiants en philosophie à l’Université de Lomé.
A ma question: Victor que fais-tu ici? il m’a répondu : Monsieur c’est ma paroisse. Et il a ajouté monsieur ce matin le curé a lu un extrait de vos textes dans son homélie.
J’ai compris que mon commentaire du jour sur la fête du 1 mai, et partagé avec le père Patrice m’a devancé.
Et quand j’ai rencontré Patrice, le curé, il m’a dit: Monsieur ce matin, ton commentaire a été ma source d’inspiration et je l’ai partagé avec les fidèles.
Merci Seigneur, car il fallait venir à Gbomamé pour me faire savoir que mes textes et réflexions voyagent beaucoup et que même si je n’ai pas de réaction je ne dois pas me décourager.
Merci à toi père Patrice.
A Gbomamé, j’ai vu une très belle église. Félicitations au père Patrice Sossou et à toute la communauté paroissiale.
Avec le curé, nous avons reconnu l’immense travail des missionnaires comboniens dans le secteur. Nous avons aussi et surtout admiré l’esprit de projection dans le temps de ces missionnaires qui étaient à la paroisse d’Adidigome. Ils ont été des visionnaires et ils ont eu le sens d’anticipation.
Ils ont su créer un dynamisme sur les trois lieux et d’autres encore car les traces laissées indiquent à suffisance leur sens pastoral et leur amour pour ces milieux.
A Gbomamé, j’ai vu des ouvriers en train de travailler et j’ai demandé au père Patrice s’ il y aura une fête ce soir. Et il m’a dit : la paroisse va accueillir dimanche prochain différents groupes de Xose hum, en provenance de 15 paroisses et on est en train de faire l’apatam pour les recevoir fraternellement.
Célébrer la foi avec nos tam-tam, les rythmes de chez nous, et les danses de notre terroir sur la paroisse de Notre Dame du Carmel , quel signe de l’extériorité au service de l’intériorité et une intériorité qui transforme notre environnement pour célébrer Celui qui est Emmanuel partout et non un Emmanuel d’emprunt?
Une quasi paroisse du Sacré Coeur et deux paroisses dédiées à Marie, quels beaux fruits des missionnaires comboniens!.
Un Merci particulier au père italien combonien Flavio Mazzata, initiateur de toutes ces acquisitions.
Merci à eux tous par le provincial Fidèle Katsan que je connais bien car nous étions de la même promotion au Grand Séminaire Jean- Paul II dans les années 1986-1989.
Sur les routes des hommes et des femmes, le Seigneur nous attend pour bâtir son Royaume de justice, de paix et d’amour.
Roger la Joie de la Croix FOLIKOUE





