Le Mali traverse une nouvelle phase critique après la prise de Kidal par des groupes djihadistes et des rebelles touaregs, à l’issue de violents combats contre l’armée.
Cette offensive coordonnée, qui a également visé des zones stratégiques autour de Bamako, constitue le défi sécuritaire le plus sérieux depuis plus d’une décennie pour la junte au pouvoir.
La situation est d’autant plus préoccupante que le ministre de la Défense, Sadio Camara, a été tué dans un attentat, tandis que le chef de la junte, Assimi Goïta, reste absent de la scène publique. Face à la gravité de la crise, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a tenté de rassurer la population, appelant à « ne pas céder à la panique » et promettant des ajustements sécuritaires.
Malgré les assurances des autorités, la perte de Kidal, bastion stratégique du nord, marque un revers majeur pour le régime militaire, déjà fragilisé. Alors que l’armée évoque un redéploiement et revendique des succès contre les assaillants, l’opposition alerte sur un pays « en danger », ravivant les doutes sur la capacité du pouvoir à restaurer durablement la sécurité.





