Le contexte sécuritaire au Mali vient de contraindre les organisateurs du Forum panafricain des médias (FOPAME 2026) à revoir leur calendrier. Dans un communiqué officiel publié le 28 avril 2026 à Bamako, la commission d’organisation a annoncé le report de l’événement, initialement prévu du 3 au 6 mai, au 3 au 6 juin 2026.
Cette décision intervient à la suite d’une récente attaque terroriste ayant frappé le pays, ravivant les inquiétudes autour de la stabilité et de la sécurité sur le territoire. Sans entrer dans les détails de l’incident, les organisateurs évoquent des « événements regrettables » qui rendent nécessaire ce réaménagement, dans un souci de prudence et de responsabilité.
Placée sous la haute présidence du chef de l’État de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, cette rencontre continentale ambitionne de réunir des professionnels des médias, des experts et des partenaires venus de toute l’Afrique autour du thème : « Unir les voix, renforcer les liens entre médias d’Afrique ». Prévu au Centre international de conférence de Bamako, le forum entend offrir un cadre d’échanges stratégiques à travers des panels et tables rondes de haut niveau.
Le report, bien que contraignant pour les participants et partenaires internationaux, témoigne de la primauté accordée aux impératifs sécuritaires dans un contexte régional encore fragile. Il illustre également les défis persistants auxquels sont confrontés les grands rendez-vous panafricains, souvent tributaires des aléas sécuritaires dans certaines zones du continent.
La commission d’organisation s’est voulue rassurante, appelant à la compréhension de l’ensemble des acteurs concernés et réaffirmant sa volonté de maintenir la tenue de l’événement dans les meilleures conditions possibles.
Au-delà de ce report, cet épisode rappelle la nécessité pour les médias africains, précisément au cœur de ce forum, de jouer un rôle crucial dans le traitement responsable de l’information en période de crise, tout en contribuant à renforcer la résilience des sociétés face aux menaces sécuritaires.
La rédaction





