L’adoption par les Nations unies d’une résolution qualifiant la traite transatlantique de « crime le plus grave contre l’humanité » suscite une vive émotion au Bénin, où de nombreux citoyens évoquent un jalon historique dans la reconnaissance des injustices subies par les peuples africains et leurs descendants.
Bien que dépourvu de caractère contraignant, le texte onusien appelle à une restitution « rapide et sans entrave » des biens culturels – œuvres d’art, archives, monuments et objets muséaux – à leurs pays d’origine, sans conditions ni frais.
Pour Wenceslas Avosse, technicien audiovisuel, cette décision marque « une reconnaissance forte des souffrances endurées par les Africains ». Une lecture partagée par une partie de l’opinion, qui voit dans cette résolution un signal politique et moral de portée internationale.
Entre le XVe et le XIXe siècle, plus de 12 millions d’Africains ont été déportés vers les Amériques et les îles de l’Atlantique. Plus d’un million d’entre eux ont perdu la vie durant la traversée, illustrant l’ampleur tragique de ce système.
À Cotonou, Hubert Klebo insiste sur l’enjeu de cette reconnaissance : au-delà des mots, elle doit ouvrir la voie à une prise de responsabilité face aux conséquences durables de l’esclavage sur le continent africain.
De son côté, l’Union africaine salue une « étape importante » vers la vérité, la justice et la réparation, appelant à poursuivre les efforts pour faire avancer la mémoire et la reconnaissance de ce pan majeur de l’histoire mondiale.
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