Le 25 mars, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté, à une large majorité (123 voix), une résolution portée par le Ghana qualifiant la traite transatlantique des esclaves africains de « crime le plus grave contre l’humanité ».
Cette avancée symbolique majeure, saluée par les États africains et caribéens, souligne le poids durable de cet héritage dans les inégalités contemporaines.
Mais derrière ce consensus moral, de profondes divisions persistent : trois pays ont voté contre et de nombreuses abstentions révèlent les tensions autour de la question des réparations.
Entre reconnaissance historique, prudence diplomatique et refus d’engagement juridique, le texte marque un tournant politique tout en laissant irrésolue la question centrale du passage à des compensations concrètes.






