À l’heure où le Togo consolide ses institutions dans le cadre de la 5ᵉ République, la coopération avec le Système des Nations Unies franchit un nouveau palier. Réunie à Lomé, la session du Comité de pilotage du Cadre de coopération 2023-2026 a confirmé la montée en puissance d’un partenariat désormais plus structuré, plus aligné et plus exigeant.


Représentant le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, Madame Sandra Ablamba Johnson, Ministre Secrétaire Générale de la Présidence du Conseil, a dressé le tableau d’une collaboration pleinement intégrée à la nouvelle architecture institutionnelle du pays. Au cœur de cette dynamique : l’alignement stratégique entre le Cadre de coopération signé le 14 février 2023 et la Feuille de route gouvernementale 2020-2025, en cohérence avec les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030.
Une convergence stratégique assumée
Trois axes structurent l’intervention des agences onusiennes : la promotion d’une croissance inclusive créatrice d’emplois décents, le renforcement du capital humain et l’amélioration de l’accès aux services sociaux, ainsi que la consolidation de la cohésion sociale à travers une gouvernance plus inclusive et redevable.

Cette cohérence s’appuie sur les réformes institutionnelles engagées dans le cadre de la 5ᵉ République, qui visent à renforcer la stabilité politique et la lisibilité de l’action publique. Pour le gouvernement, la coopération internationale ne saurait être périphérique : elle doit être intégrée aux priorités nationales et produire des résultats mesurables.
Des impacts concrets sur le terrain
Les indicateurs présentés témoignent d’avancées significatives : plus de 5 000 femmes soutenues à travers des mécanismes d’épargne-crédit communautaires ; plus de 107 000 petits producteurs accompagnés ; plus de 2 000 emplois ruraux générés. À cela s’ajoutent 3 millions de plants mis en terre, près de 90 000 hectares d’aires protégées sous gestion durable, 64 salles de classe construites ou réhabilitées et 64 000 élèves bénéficiant de cantines scolaires.




Dans le domaine social, 83 forages ont été réalisés ou remis en état, plus de 113 000 accouchements ont été assistés dans la région des Savanes et plus de 6 000 victimes de violences basées sur le genre ont reçu une prise en charge adaptée.
Ces données illustrent une approche orientée vers l’efficacité et la performance, en phase avec l’ambition affichée d’une « République de résultats ».
Un climat propice aux partenariats
Dans un environnement international marqué par les incertitudes géopolitiques et économiques, le Togo maintient une trajectoire de consolidation budgétaire et de réformes structurelles. L’amélioration continue du climat des affaires et la stabilité institutionnelle renforcent sa crédibilité auprès de ses partenaires.
Pour les Nations Unies, cet environnement constitue un cadre favorable à une action coordonnée et à fort impact, réduisant les risques de dispersion des ressources.
Vers une coopération plus exigeante
Les travaux récents ont mis l’accent sur une nouvelle étape du partenariat : amélioration de la qualité de la dépense publique, renforcement du suivi-évaluation, alignement rigoureux des plans de travail 2026 sur les priorités nationales et réflexion sur la mise en place d’un fonds fiduciaire multipartenaire afin d’optimiser la mobilisation des financements.

À l’approche de la fin de la Feuille de route 2025 et de l’élaboration de la prochaine stratégie nationale de développement, la coopération entre le Togo et le Système des Nations Unies s’inscrit dans une logique de maturité accrue : moins de fragmentation, davantage d’impact et une responsabilité partagée dans l’atteinte des objectifs.
Porté par une vision politique affirmée, un cadre institutionnel stabilisé et une exigence renforcée de résultats, ce partenariat s’impose comme un levier central de transformation structurelle, de cohésion sociale et de croissance inclusive à l’horizon 2030.






