Huit mois de silence, trop c’est trop. Le Syndicat des praticiens hospitaliers du Togo (Synphot) hausse le ton et exige la publication immédiate des résultats du concours ayant permis le recrutement de 2 000 agents de santé.
Alors que les hôpitaux ploient sous la pression des urgences, que les centres périphériques fonctionnent à flux tendu et que le personnel en place s’épuise, les listes des admis resteraient toujours bloquées dans les circuits administratifs. Une inertie jugée incompréhensible et inacceptable par les praticiens.
Pour le porte-parole du syndicat, Gilbert Tsolényanu, les interpellations répétées adressées au ministre de la Santé sont restées sans effet concret. « Nous avons alerté, nous avons attendu, nous avons patienté. Aujourd’hui, il est temps d’agir », martèle-t-il, dénonçant un retard qui fragilise davantage un système sanitaire déjà sous tension.
Sur le terrain, les conséquences sont palpables : surcharge des équipes, allongement des délais de prise en charge, fatigue chronique du personnel et frustration croissante des patients. Dans un contexte où l’amélioration de la gouvernance hospitalière est affichée comme priorité nationale, ce blocage administratif apparaît en totale contradiction avec les engagements publics.
Le Synphot fixe désormais un cap clair : publication immédiate des résultats et déploiement effectif des agents recrutés. À défaut, le syndicat annonce qu’il enclenchera des actions d’envergure. Le ton est ferme, l’avertissement sans ambiguïté.
Au-delà d’une revendication corporatiste, c’est la crédibilité du pilotage sanitaire qui est en jeu. L’État est face à ses responsabilités : libérer les résultats, renforcer les équipes et restaurer la confiance. Le compte à rebours est lancé.






