Face à la recrudescence de messages circulant sur les réseaux sociaux au sujet d’enlèvements et de disparitions de jeunes, le gouvernement togolais hausse le ton et enclenche une riposte institutionnelle.
Dans une déclaration conjointe rendue publique vendredi, le ministre de la Sécurité et le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, annoncent la création d’une commission spéciale d’enquête. Opérationnelle depuis le 24 janvier 2026, elle est placée sous l’autorité du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Lomé. Sa mission : examiner minutieusement chaque signalement et faire toute la lumière sur les cas évoqués.
Les autorités assurent que l’ensemble des informations relayées en ligne fait l’objet de vérifications approfondies. Elles mettent toutefois en garde contre la propagation de rumeurs ou d’accusations infondées susceptibles d’entraver le travail des enquêteurs, d’alimenter la psychose ou de tomber sous le coup de la loi au titre de dénonciations calomnieuses.
Le gouvernement invite toute personne détenant des renseignements crédibles à se rapprocher sans délai des forces de sécurité ou à appeler le numéro vert national 1014.
Parallèlement, un renforcement du dispositif sécuritaire est annoncé, notamment à travers l’intensification des patrouilles dans les zones considérées comme sensibles et une coopération accrue avec les autorités locales. Les ministres appellent enfin à la responsabilité collective et au discernement dans le partage d’informations sur les plateformes numériques.
La rédaction






