N°0119/ HAAC/02-2024/pl/p
32.1 C
Lomé
vendredi, février 13, 2026
N°0119/ HAAC/02-2024/pl/p

Togo- Scandale social à Tabligbo : 180 employés de WAPAC jetés à la rue pour une prime réclamée

AccueilSociétéTogo- Scandale social à Tabligbo : 180 employés de WAPAC jetés à...
spot_img
spot_img

À WAPAC (West African Packaging), installée dans la commune de Yoto 1, en face de WACEM sur la route Tabligbo–Aného, le climat social est explosif.

Créée en 2006 sous l’impulsion de PRASAD Motaparti, l’usine Paper (PPBags) a été transférée le 17 juillet 2024 sous la dénomination WAPAC à de nouveaux investisseurs indiens, dirigés par KUSHAL Kumar Jain. Mais le changement d’actionnaires ne saurait effacer l’ancienneté des travailleurs — un principe fondamental du droit du travail.

Les 180 employés réclamaient le paiement de leur prime de 13e mois ainsi que le traditionnel cadeau de Noël de 30.000 F CFA autrefois versé par WACEM. Des procès-verbaux ont été signés à la Direction Générale du Travail. Pourtant, face à l’intransigeance de la direction et à l’échec des négociations, les travailleurs ont observé un débrayage les 24 et 26 décembre 2025.

La réponse de l’employeur ? Qualifier le mouvement de « faute lourde » et engager une vague de licenciements massifs du 28 janvier au 12 février 2026, y compris contre les délégués du personnel. Une décision que les syndicats dénoncent comme abusive, discriminatoire et contraire aux dispositions du Code du travail togolais.

Sous la responsabilité du service des ressources humaines dirigé par KPAΝΚΡΑ P. Modeste, l’entreprise a ainsi mis 180 familles dans la précarité.

Les organisations syndicales interpellent les autorités communales, le gouvernement et surtout le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, afin qu’une intervention rapide mette fin à ce qu’elles qualifient de dérive sociale inquiétante.

Car au Togo, un licenciement motivé par la simple revendication d’un droit acquis — en l’absence de faute lourde prouvée ou de raisons économiques réelles — peut être déclaré abusif, ouvrant droit à des dommages-intérêts pouvant atteindre 24 mois de salaire, voire à une réintégration.

Aujourd’hui, à Tabligbo, c’est un cri de détresse qui s’élève. Mais les travailleurs assurent qu’ils ne baisseront pas les bras.

L’affaire WAPAC est désormais un test : celui du respect du droit du travail et de la crédibilité des engagements sociaux du gouvernement.

Le défenseur

spot_img

Articles Récents

Publicité

spot_img

Etiquettes

Publicité

spot_img

Communauté WhatsApp

spot_img

Rubriques

Articles Similaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici