L’Université de Cambridge a officiellement transféré au Nigeria la propriété de 116 Bronzes du Bénin, œuvres emblématiques saisies par l’armée britannique en 1897. Conservés depuis plus d’un siècle au Musée d’archéologie et d’anthropologie, ces trésors — sculptures, plaques et objets rituels — témoignent du raffinement artistique de l’ancien royaume du Bénin.
La restitution, approuvée par les autorités britanniques après une demande formelle d’Abuja en 2022, marque une étape majeure dans le processus de réparation des spoliations coloniales. Si la majorité des pièces sera prochainement rapatriée pour être exposée à Lagos et Benin City, 17 œuvres resteront temporairement à Cambridge sous forme de prêt.
Pour les autorités nigérianes, ce retour dépasse la dimension patrimoniale : il s’agit de rétablir une mémoire, une dignité et une identité longtemps confisquées. Cette décision s’inscrit dans un mouvement international croissant en faveur de la restitution des biens culturels acquis dans des contextes de domination coloniale.






