À l’occasion de la Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante, célébrée le 24 janvier 2026, le ministre togolais des Affaires étrangères, S.E. Professeur Robert Dussey, a livré un message puissant, lucide et porteur d’espérance. Un plaidoyer fort en faveur de la jeunesse, appelée à puiser dans l’héritage culturel africain pour construire la paix et façonner l’avenir du monde.
Dans un monde secoué par des crises multiples, des tensions géopolitiques persistantes et une quête universelle de repères, la culture africaine s’impose comme une boussole. C’est ce message central qu’a tenu à rappeler le ministre des Affaires étrangères du Togo, S.E. Prof. Robert Dussey, à l’occasion de la Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante, instituée par l’UNESCO à l’initiative du Togo.
S’adressant directement à la jeunesse africaine et à celle de la diaspora, le chef de la diplomatie togolaise a posé des mots forts sur une réalité souvent sous-estimée : la jeunesse n’est pas seulement l’avenir, elle est déjà une force de transformation. Gardienne des valeurs, héritière d’une histoire plurimillénaire, elle porte en elle la capacité de transformer les fractures du monde en passerelles de dialogue et de paix.
La culture comme socle d’un futur commun
Au cœur de son message, une conviction claire : la culture est un pouvoir. Un pouvoir d’unification, d’imagination et de résilience. Dans un contexte international marqué par l’exacerbation des conflits et des incompréhensions, l’Afrique, forte de son patrimoine culturel et spirituel, a une partition essentielle à jouer.
« Puiser dans notre héritage culturel pour construire une culture de paix » n’est pas une formule incantatoire, mais une urgence, insiste le ministre. Dans les traditions africaines, le respect de l’autre, la solidarité, le vivre-ensemble et la sagesse collective constituent des leviers puissants pour répondre aux défis contemporains.
Une jeunesse en quête de reconnaissance et d’équité
Reconnaissant les aspirations profondes des jeunes — reconnaissance, équité, justice et paix — le message ministériel se veut aussi un encouragement. Il rappelle que la culture n’est pas un vestige du passé, mais un socle vivant, capable d’inspirer des solutions nouvelles, de renforcer la cohésion sociale et de redonner sens à l’action collective.
La jeunesse africaine et afrodescendante est ainsi appelée à se réapproprier son identité culturelle pour bâtir un monde plus fraternel, plus juste et plus pacifique, en harmonie avec les valeurs universelles.
Une Afrique sans frontières, portée par ses diasporas
Le message souligne également l’importance des initiatives internationales, notamment celles de l’UNESCO et de l’Union africaine à travers l’Agenda 2063, dans le renforcement des liens entre le continent et ses diasporas. Car l’Afrique, rappelle le ministre, ne s’arrête pas à ses frontières géographiques : elle vit, grandit et rayonne partout où battent des cœurs africains.
Cette vision inclusive fait de la diaspora un prolongement naturel du continent, un relais d’influence culturelle et un acteur stratégique du rayonnement africain dans le monde.
Une passerelle vers la paix
En conclusion, l’appel est clair, solennel et mobilisateur : faire de la culture africaine une passerelle vers la paix mondiale. Une paix nourrie par la fierté identitaire, l’intelligence collective de la jeunesse et la sagesse des valeurs ancestrales.
À travers ce message, le Togo réaffirme son rôle de pionnier et de voix morale sur la scène internationale, rappelant que la culture, loin d’être marginale, est l’un des piliers les plus sûrs pour bâtir un monde durable.
Quand la jeunesse s’enracine dans sa culture, l’avenir s’éclaire. Et quand la culture guide les peuples, la paix devient possible.






