Le football togolais pourrait bientôt compter sur un nouvel outil de développement et de promotion des jeunes talents. Sur le terrain synthétique d’Agoè-Nord, le projet Wuissi Athletic Club (WAC) prend progressivement forme avec une ambition clairement affichée : ouvrir aux jeunes footballeurs togolais et africains les portes du football international grâce à une approche professionnelle et structurée.

Porté par le Centre technique Job Soccer Agency LLC, une structure créée aux États-Unis en 2024 par la juriste sportive et agente FIFA , ce projet bénéficie de l’expertise de Jean-Marie Attila, manager et formateur sportif, convaincu que l’avenir du football africain passe par une meilleure organisation des clubs et académies.

« Le football est devenu une véritable industrie. Pour y réussir, il faut être organisé et structuré », affirme Jean-Marie Attila. Selon lui, de nombreux jeunes talents africains disposent des qualités nécessaires pour percer, mais se heurtent souvent à l’absence de structures adaptées capables de les accompagner vers le haut niveau.


Le projet WAC entend justement combler ce déficit en mettant en place un cadre professionnel capable de préparer les joueurs aux exigences du marché international. Le club, qui travaille en collaboration avec l’Académie Football Club d’Atiomé (AFCA) et d’autres partenaires, vise particulièrement les marchés du Brésil, de l’Amérique du Sud, de l’Amérique du Nord, des pays maghrébins et des Émirats arabes unis.



Pour Jean-Marie Attila, l’objectif est clair : permettre aux jeunes de devenir professionnels dès leur formation locale. « Les jeunes qui rêvent d’évoluer dans les grands championnats doivent comprendre que tout se construit ici. Le comportement, la discipline, le travail et la performance se développent d’abord chez eux avant de s’exporter à l’international », explique-t-il.



Au-delà des garçons, le projet prévoit également l’ouverture prochaine d’une section féminine afin d’offrir les mêmes opportunités aux jeunes joueuses désireuses de faire carrière dans le football.
Du côté de l’AFCA, le secrétaire général Nayo Koami Beni insiste sur la volonté de professionnaliser davantage la formation locale. « Notre ambition est de former des joueurs capables de répondre aux exigences du haut niveau et de les voir évoluer demain sur le marché international, voire en sélection nationale », souligne-t-il.
Sur le terrain, les jeunes adhèrent déjà à cette vision. À l’image du jeune Moussa Combaté, dont le rêve est d’embrasser une carrière professionnelle et de défendre un jour les couleurs d’une sélection nationale, les pensionnaires du projet affichent une motivation sans faille.

Les séances d’entraînement, dirigées par le coach Yoménou Kokou, mettent l’accent sur les fondamentaux modernes du football, notamment l’intensité, la vitesse d’exécution et la maîtrise technique. « Nous travaillons pour développer la rapidité dans la conduite de balle et inculquer une culture de performance à ces jeunes », explique l’entraîneur.
À travers le WAC, les initiateurs veulent démontrer qu’une formation rigoureuse, associée à un réseau international solide, peut offrir de nouvelles perspectives à la jeunesse togolaise. Pour Jean-Marie Attila, chaque jeune qui réussit dans le football représente bien plus qu’une victoire sportive : « Un jeune qui réussit, c’est une famille qui avance, une communauté qui grandit et un pays qui rayonne. »
Avec cette vision ambitieuse, le WAC se positionne comme un projet prometteur dans la dynamique de professionnalisation du football togolais et pourrait devenir, dans les années à venir, une véritable passerelle entre les talents locaux et les grandes scènes du football mondial.
Le défenseur





