La rentrée solennelle du Sénat, tenue ce jeudi 03 avril 2025, marque une avancée majeure dans la concrétisation du nouveau régime parlementaire introduit par la récente réforme constitutionnelle. Ce moment fort symbolise la mise en marche effective de l’architecture institutionnelle de la Cinquième République.
Présidée par Barry Moussa Barqué, cette séance inaugurale n’a pas été qu’un simple rituel institutionnel. Elle s’est révélée être un signal fort, porteur de promesses démocratiques nouvelles. Dans son discours, le président du Sénat a dressé les contours des chantiers à venir pour cette chambre haute nouvellement installée, qu’il souhaite « structurée, fluide et inclusive ».
Mettant en exergue l’importance de la participation active de chaque sénateur, il a insisté sur l’engagement individuel et collectif au service de la République : « Il ne s’agit pas simplement d’un événement protocolaire, mais d’un moment fort, porteur d’espoir, dans notre cheminement démocratique », a-t-il souligné.
Parmi les priorités évoquées, Barry Moussa Barqué a mis en avant le rôle stratégique des groupes parlementaires, appelés à incarner la pluralité des opinions et à enrichir le débat démocratique. Ces groupes devront, selon lui, devenir les leviers d’une représentation politique plus proche des citoyens.
Le président du Sénat a également insisté sur la nécessité de bâtir une administration parlementaire moderne et efficiente, apte à accompagner les sénateurs avec rigueur, tout en favorisant l’agilité dans le traitement des affaires publiques.
La cérémonie s’est déroulée en présence de hautes personnalités de l’État, parmi lesquelles la cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé, le président de l’Assemblée nationale Kodjo Adédzé, ainsi que plusieurs membres du corps diplomatique, soulignant ainsi la portée institutionnelle de cet événement.